Le secteur de la mode et du textile en Afrique est confronté à la fois aux défis de l'"upcycling" de la fast-fashion importée (le marché des vêtements de seconde main, souvent appelés "Mitumba" en Afrique de l'Est) et à la nécessité de préserver les savoir-faire locaux. L'économie circulaire offre une voie pour valoriser ces deux aspects.
De "Mitumba" à Marque Locale
Plutôt que d'enfouir ou d'incinérer les surplus textiles mondiaux, de nombreux artisans et créateurs africains se spécialisent dans l'"upcycling" créatif. Ils déconstruisent, transforment et réinventent ces vêtements de seconde main pour créer des collections uniques, réduisant ainsi le besoin de matières premières vierges. Cette approche permet de :
- Réduire l'impact environnemental du secteur (eau, teinture, transport).
- Valoriser l'artisanat local et les techniques traditionnelles de couture.
- Créer de petites entreprises résilientes et des emplois pour les femmes et les jeunes. De plus en plus de marques africaines intègrent une approche circulaire dès la conception, en utilisant des fibres locales et durables et en proposant des services de réparation ou de reprise, faisant de l'Afrique un laboratoire mondial pour une mode éthique et régénératrice.